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La PAROISSE de DOAZIT : Mus et Aulès.

Ph. DUBEDOUT

[Sommaire DOAZIT] - [Table des articles de Ph. D.]
 

        Le spirituel de Doazit, avant la Révolution, comprenait la paroisse d'Aulès et son annexe du Mus :

        Quelles en étaient alors les limites ?

        Si l'on prend comme base la commune actuelle de Doazit, les limites paroissiales de l'ancien régime n'ont pas changées sur leurs confrontations avec Serreslous, ni St-Cricq-Chalosse, séparés de Doazit par l'Arrezenon.. Par contre, à l'ouest, Berdoy et Crabessat, aujourd'hui en Maylis, dépendaient d'Aulès. Au nord-ouest, la commune actuelle a repris les anciennes limites de paroisses, telles qu'une portion du ruisseau de "Labat" (ruisseau de la fontaine de Lauga), mais Lagalle appartenait à Montaut. Au sud-est, il semble que la limite entre les paroisses de Doazit et de Horsarrieu (anciennement St-Martin de l'Olhe-Morte ou Oyamortuy) passait quelque part entre le ruisseau de « Jean-Teoulé » et  la ligne de séparation des eaux entre les bassins versants du Louts et du Gabas, ou de la Gouaugue et du Laudon. Ainsi, Lailheugue, Peyret, Pessabaté, Haudauga, Peyron, dépendaient d'Horsarrieu. D'après un acte de 1709*1, Larrodé dépend de la paroisse de Doazit, mais cette maison ne figure jamais dans les registres paroissiaux de Doazit. Au nord-est, les maisons Chin, Sarthe, Biroc, Guicharnaut, Augerin, Mouchon, Pehitte et Laubardé dépendaient de la paroisse d'Audignon. Par contre Lartigon et « Lamaysouette de Guicharnaut » certainement proche de Biroc, dépendaient de Doazit. En travers du Tresqué, l'absence de maisons qui sont notre principal point de repère, rend la limite difficile à établir. L'unique maison de ce secteur : Barbeyat, devait appartenir à Audignon. Nous savons, d'après un acte*2 du 8 septembre 1328, que le "casal et terres appelé Arimbés viel", était situé dans la paroisse de St-Martin d'Aoeilhe-morte. Or, les confrontations de ce terrain, données par cet acte, sont rapportées sur le plan de Doazit de 1619, ce qui nous permet de le situer assez précisément : "entre la terre de Arnault Lane de Doazit d'une part, et la terre de la Broquere et du Peyrigue d'autre part, et le ruisseau d'Arimbés (ruisseau de Couloumat) d'autre part et avec le ruisseau appellé de Malebat (ruisseau du Castéra) d'autre part et le chemin public ( voie communale no5), d'autre part".

        La séparation entre Aulès et le Mus, peut être tracée en se fiant aux lieux de sépulture des occupants des maisons, et en se rapprochant des limites naturelles que sont la Gouaugue et autres ruisseaux, tels que celui qui descend depuis Candale. Le château présente donc la particularité de se situer à peu près sur la limite, et d'avoir un lieu de sépulture dans les deux églises du Mus et d'Aulès. Nous pensons toutefois que la tombe familiale des Candale se trouvait au Mus, tandis que les sépultures des chefs de famille, c'est à dire des seigneurs de Doazit se faisaient à Aulès, dans l'église paroissiale, pour des raisons de protocole*3. Par contre, il semble que la maison de Poudat dépendait d'Aulès, bien qu'elle ait presque autant de défunts enterrés au Mus (en raison de la proximité ?) qu'à Aulès (pour les XVII et XVIIIème siècles).

 

        Il n'y a pas de réelle séparation entre Aulès et le Mus. L'inscription des actes de baptêmes, mariages et sépultures se fait sur des registres parfois distincts, un pour la paroisse du Mus et l'autre pour la paroisse d'Aulès, mais le plus souvent, ce sont trois registres d'églises (Aulès, Chapelle, Mus), et à certaines périodes, un seul registre regroupe tous les actes.

        Hormis les sépultures qui se font dans l'église ou le cimetière dont dépend la maison, le lieux des baptêmes et mariages est moins rigoureux : c'est principalement la proximité de l'église qui détermine son choix. Un paroissien d'Aulès peut donc être baptisé au Mus sans permission de l'archiprêtre, comme il aurait été de règle*4 pour être baptisé à Maylis par exemple.

        Dans les actes de mariage, si l'un des conjoints est étranger, il est toujours précisé que l'un est de telle ou telle paroisse, et l'autre de la présente paroisse d'Aulès ou du Mus. Il est par contre extrêmement rare de lire que l'un est d'Aulès et l'autre du Mus. Dans ce cas on indique qu'ils sont tous deux de la présente paroisse. L'époux "étranger" n'ayant pas à fournir de certificat puisque il est marié par un prêtre de sa paroisse.

        Il n'y a pas de prêtre affecté particulièrement à l'une ou l'autre paroisse, même si à certaines périodes, l'un des deux vicaires, d'après leurs signatures au bas des actes, semble s'occuper préférentiellement d'une église. Une feuille de 1649, inclue dans les registres paroissiaux nous donne le calendrier pour les services de la frayrie du Mus : l'archiprêtre Raimond de Justes, Pierre de Camescasse vicaire, François de Filhucat, et Marquevieille établissent un tour de rôle hebdomadaire pour ces services. (A la même période, d'autres prêtres, Arnault Decès, et Arnauld Dupoy, pourtant curé d'Arjusanx, participent à la vie paroissiale). L'appellation "paroisse de Doazit" regroupe le Mus et Aulès.

        Le sentiment communautaire paroissial (Aulès + Mus) prédomine largement sur celui de la communauté temporelle. Lorsque en 1806, La commune de St-Cricq revendique huit maisons du quartier de Marquebieille, qui dépendent du temporel de Doazit, le conseil municipal de Doazit ne fait aucune objection. Il mentionne simplement son souhait de récupérer Berdoy, Crabessat et le quartier de Mondiron, rattachés au temporel de Maylis et de Montaut, mais qui dépendent de la paroisse d'Aulès.

        Toutefois, malgrè une unité apparente, la population conserve vive son appartenance à l'une ou l'autre paroisse du Mus ou d'Aulès. Chaque paroisse à son propre conseil de fabrique (ancêtre du conseil paroissial), et ses confrèries. On lit sous la plume de l'abbé Jean-Pascal Priam : "D'après l'usage il fallait se transporter dans l'église du quartier d'où dépendait le mort pour y chanter les deux dernières messes. Depuis que nous avons un autel privilégié*5, j'ai annoncé ces services devant cet autel. Un seul quartier celui du Mus a opposé une certaine résistance, c'est-à-dire, quelques habitants car le plus grand nombre s'est soumis sans difficulté à cette mesure toute dans l'intérêt des defunts"*6. On nous a par ailleurs affirmé, que jusque vers le milieu du XXe siècle, les habitants des quartiers du Mus et d'Aulès évitaient de se mélanger, tant pendant les offices dans l'église du bourg, que dans les auberges à la sortie de la messe.

 

        La constitution civile du clergé (12 juillet 1790) prévoit de faire concorder communes et paroisses. La commune de Doazit ne sera fixée dans ses limites que vers 1815, mais il faudra attendre beaucoup plus longtemps pour que les habitudes se modifient. Les habitants des quartiers qui dépendaient autrefois d'Audignon ou de Horsarrieu, même s'ils font les déclarations de naissances, mariages et décés à la mairie de Doazit, il ne feront célébrer leurs baptêmes, mariages et sépultures dans les églises de Doazit, qu'après 1840. Peut-être est-ce en raison de cet afflux de nouveaux fidèles que l'église du bourg fut modifiée en 1838 par un agrandissement du collatéral de Notre Dame, et en 1841 par la pose d'une tribune.*7

        Pendant et après la période révolutionnaire, pour les habitants des anciennes paroisses de Audignon et Horsarrieu, rattachés à la nouvelle commune de Doazit, il règne la plus grande confusion :

        Jean dupoy dit Bidon, laboureur habitant de Horsarrieu, et Jean Pabon dit Chartou (sartou), vigneron habitant de Doazit, sont cités dans un acte sous seing privé du 12 avril 1764. Les deux mêmes sont cités dans un acte du 25 mars 1792 retenu par Dulau notaire à Horsarrieu : Jean Dupoy dit Bidon citoyen habitant d'Audignon, et Jean Pabon dit du Sarte, citoyen habitant d'Audignon. Testament de Jean Pabon dit Sarthe, du 21 fructidor an IV, retenu par Méricamp notaire : ".. dans la commune d'Audignon, maison appellée au Sartou". Les habitants de Sartou sont encore dits Habitants de la commune de Doazit (21 prairial an 2) ; commune d'Audignon (21 fructidor an 4) ; commune de Doazit (14 floréal an 5).

        Jean de Larrezet dit Chin, cultivateur habitant de la commune de Doizit (acte de vente du 16 floréal an V, retenu par Lalaude notaire). Jean Laraset dit Chin de Lartigon, cultivateur habitant de Doisit (acte de vente du 19 ventose an IX, retenu par Méricamp notaire). Jean Larrezet dit Chin de Lartigon, propriétaire habitant d'Audignon (acte de vente du 19 pluviose an X, retenu par Méricamp notaire).

 

 

        De même que la commune dépend du canton de mugron, la paroisse dépend du doyenné de Mugron.

        En 1956 La paroisse de Doazit est rattachée au doyenné de Hagetmau, sur simple demande de l'abbé Olivier Luquet à l'évêché, lors de son installation à Doazit.

        Depuis le 1er septembre 1996, La paroisse de Doazit devient simple relais de la Paroisse St-Girons-de-Chalosse, nouvellement créée par le rassemblement des 24 anciennes paroisses de : Arboucave, Argelos, Aubagnan, Castelner, Cazalis, Doazit, Hagetmau, Horsarrieu, Lacajunte, Lacrabe, Labastide-Chalosse, Mant, Momuy, Monget, Monségur, Morganx, Peyre, Philondenx, Poudenx, Ste-Colombe, St-Cricq-Chalosse, Samadet, Serres-Gaston, Serreslous.

        Le premier curé de St-Girons de Chalosse étant Noël Duvignau, qui s'installe le 16 septembre 1996 à Hagetmau. Il a pour prêtres coopérateurs : Ch. Farthouat (Samadet), Olivier Luquet (Doazit), J. Darriau (Momuy), P. Santuc (Monségur).

        Les anciennes paroisses limitrophes de Doazit, c'est à dire Audignon, Banos, et Montaut appartiennent désormais à la paroisse Notre-Dame-du-Mont-Carmel, tandis que Maylis dépend de la paroisse Notre-Dame-de-Chalosse.

 


 

Curés et vicaires.

        Sous l'ancien régime, le curé de Doazit portaient le titre d'Archiprêtre de Chalosse. On se reportera au chapitre "Archiprêtré et Archiprêtres" pour connaître leurs noms.

        Prêtres de Doazit les plus anciens qui nous soient connus (hormis les archiprêtres) :
- En Remond Arnaut de la Fargua, caperan d'Aulès en 1265. (A.d. L. H2(10)).
- Maître Bernard de Poysegur, prestre de Douasit, dont la maison fut brûlée et tous ses biens pris et emportés par les gens du sieur Montamar, 1569.( verbal de Charles IX).
- Maître Jean Dezest, prestre de Douasit, fut tué et massacré par les gens de Montamar, en 1569. Il était surnommé Bernole, originaire de la maison du Haydet. les Huguenots le rencontrèrent sur la lande Busquet, près de la maison de Haza ; ils l'attachèrent à un chêne les mains croisées derrière le dos, et le firent mourir à coup d'arquebuse.*8

 

Vicaires (les dates données sont la première et la dernière où ils soient mentionnés en tant que vicaires)

Jean Darcet (... 6 janvier 1609 - 28 juin 1616).

Arnault de Dezest (... 12 août 1609 - 14 octobre 1612).

Ramond de Bic (5 mars 1613 - 8 décembre 1623). Probablement originaire de Coudicanne. Il est mentionné comme prêtre du ...28 août 1607 au 15 février 1641. Probablement trop âgé ou handicapé, il garde le titre de vicaire, mais son successeur (Jean Darcet) est présent dès le 5 février 1624.

Pierre de Camescasse (2 avril 1617 - 13 juin 1653). Il est noté régent, du 8 août 1610 au 11 janvier 1614 ; maître es arts (11 mars 1612), et prêtre le 10 juillet 1614. Le 5 février 1627, il signe "Viquer général" (!), et le 30 décembre 1651, il est dit "prébandier de Leslorein. Il était frère d'un autre Pierre de Camescasse, praticien.

Jean Darcet (5 février 1624 - 23 avril 1624). Il ne fut probablement que vicaire intérimaire. Nous le trouvons cependant comme prêtre du 25 novembre 1621 au 9 octobre 1635.

Arnault Dangomau (28 septembre 1624 - 21 juillet 1630). Régent du 23 décembre 1613 au 9 février 1619 ; ayant la charge de Mr l'archiprêtre pour les Stes Huiles en mai et juin 1619 ; prêtre dès le 30 octobre 1620.

Jean de Bic (1er juillet 1658 - 23 juin 1661). Sous diacre le 5 avril 1654 ; diacre le 9 novembre 1655 ; prêtre le 28 décembre 1655.

Bernard de Justes (13 février 1660 - 8 décembre 1660). Prêtre entre le 19 juin 1659 et le 9 juillet 1665.

François de Filhucat (29 janvier 1660 - 14 septembre 1692). Prêtre dès le 25 novembre 1647 ; décédé à Filhucat le 14 septembre 1692.

Dominique Sales (24 avril 1681 - 28 octobre 1682). Prêtre dès le 10 novembre 1678.

Jean de Dezest (27 septembre 1686 - 29 mai 1690). Prêtre habitué de Doazit dès le 7 janvier 1683.

Jean Dubroca (12 août 1691 - 22 novembre 1693). Sous diacre du 2 juillet 1684 au 3 juillet 1685 ; prêtre habitué de Doazit le 25 septembre 1686. Décédé le 22 novembre 1693 âgé de 32 ans.

Pierre de Barthoüil (15 août 1693 - 27 mai 1696). Prêtre habitué de Doazit du 14 mai 1693 au 29 novembre 1695.

Jean Darribère (2 juillet 1696 - 19 mai 1698).

N Decès (30 décembre 1699 - 2 avril 1700).

Jean Devic (30 avril 1700 - 20 novembre 1702). Décédé à Bic, le 20 novembre 1702, âgé de 28 ans.

N Cavaré (5 février 1703 - 19 mai 1703). Prêtre le 22 janvier 1703.

Guy-Thomas de Verjus (6 août 1703 - 2 décembre 1705).

Léon Decès (10 janvier 1706 - 20 octobre 1714). Acolite (12 octobre 1700) ; prêtre habitué de Doazit du 20 novembre 1702 au 28 novembre 1705 ; docteur en théologie (15 avril 1703 au 19 juin 1705), bachelier en théologie (19 juin 1704 au 7 mai 1707) ; bénéficier (19 juin 1705).

Arnaud Diris (10 janvier 1710 - 14 février 1733). Clerc du 13 août 1705 au 14 juillet 1707 ; acolyte le 14 février 1707. Il fut présenté le 18 septembre 1716 à l'évêque d'Aire par Léon de Candale de Foix, pour être pourvu de la prébende vacante par le décès de Me Laborde, curé de Benquet*9.

Jean Dusault (11 janvier 1715 - 17 décembre 1723). Décédé le 15 octobre 1724.

Jean Peyrous (7 janvier 1725 - 10 octobre 1729). Diacre le 17 avril 1711 ; docteur en théologie le 30 novembre 1711.

N Lamarque (14 avril 1734 - 23 avril 1737).

Jean Lassale (23 janvier 1731 - 25 mai 1735). Prêtre (19 septembre 1719 - 8 avril 1733) ; vicaire à Maylis (7 juillet 1720) ; décédé le 10 février 1736 à Ailiot, âgé de 45 ans, étant alors curé de Bretaigne (de Marsan).

N Tausin (30 avril 1737 - 13 octobre 1747).

N Demora (9 janvier 1738 - 29 janvier 1740).

N Sabazan (26 octobre 1740 - 3 janvier 1743...).

Proères (1748 - ). Un Bernard Prouères est vicaire de Montaut (16/6/1755).

Jean Duhaut (1749 - 26 mai 1754...).

De Cadrieu (1753 - ).

Bernard Duvignau (16 juin 1755).

Claverie (1757 - ).

De Captan (1757 - ).

Dunogué (1759 - ).

Lubet (1762 - ).

Dubosc (1766 - ).

Costedoat (1768 - ).

Dupouy (1769 - ).

Lacouture (1770 - ).

Lagarde (1770 - ).

Lalanne (1772 - ).

Larhède (1772 - ).

Chaumont (1777 - ).

Ducournau (1778 - ).

Florent Lamaignère (vicaire de Doazit avant 1782)*10.

De Camont (1783 - ).

Dubayle (1784 - ).

Lamarque (1786 - 6 décembre 1789). Nommé ensuite à Pujo-le-Plan.

Antoine Nalis (1787 - 15 septembre 1791). Nommé curé de Doazit vers 1801.

N Darbo (17 décembre 1789 - 14 mai 1790).

Jean-Pierre Dubasque (7 juillet 1790 - ca 1792). Preta serment à la Constitution civile du Clergé, puis resta curé de Doazit après la destitution de fait des autres prêtres de la paroisse.

Alexandre Dulaur, ou Laur, ou Delor. (an 7 - 1812). Né vers 1758. Il résidait au Ségnou. Nommé curé de Salespisse en 1812. Fils d'Alexandre, baron de Laur et de Lescun, seigneur de Bonnegarde.

Dubedat (1812 - 1816). Nommé curé de Ste-Marie-de-Gosse en 1816.

Parade (1816 - ), de Gerde (65)

Jean-Pascal Priam (1818 - 1819). Il fut ensuite curé de Castelnau-Tursan, avant d'être rappelé à Doazit en 1823 sur la demande de Jean Dulau pour lui succéder. Né vers 1793 à Duhort.

Dubedout (1819 - 1821). Puis nommé curé de Luxey.

Lafosse (1821 - 1823), de Dumes. Curé de Morcenx en 1823.

Doazit reste 10 ans sans vicaire.

Lalaude (1833 - 1835), de Montaut. Partit ensuite vicaire de Hontanx.

Bernard Labenne (22 novembre 1835 - 6 mai 1837). Né vers 1810. Nommé ensuite curé du Boucau.

Jean Moncoqut (14 juin 1837 - 8 février 1839). Ancien vicaire de St-Loubouer. Nommé en 1839 à Lesperon.

Jean Duhon (24 juin 1839 - 26 mai 1841), de Donzacq. Né vers 1812. Curé de Labouheyre en 1841.

Joseph Maulon (18 juillet 1841 - 11 août 1843), de Créon.

Jean-Baptiste Dicharry (20 août 1843 - 22 juillet 1846). Né vers 1815. Nommé ensuite à Escalans.

Bernard Lacoste (16 juillet 1846 - 4 juin 1847), de Mant.

Pierre Bellocq (25 juin 1847 - 21 mars 1867). Né vers 1812 à Coudures. Ancien curé de Clermont, il devint sourd et fut alors nommé à Doazit comme auxilliaire de ses deux frères Dominique et Bernard Bellocq qui y furent successivent curés. Dans le recensement de 1881 où il est dit prêtre en retraite, il habite toujours à Doazit, avec ses deux frères. Décédé le 12 août 1887.

Lucien Laloubère (20 novembre 1868 - 12 juillet 1872), installé officiellement le 1er juillet 1870, il est cependant dit "vicaire" dans les actes qu'il signe dès le 20 novembre 1868. Il signe J. Laloubère. Né vers 1827 à Montaut. Il décède curé de Perquie, le 20 mars 1902.

Arnaud-Placide Baqué (1er juillet 1872 - 18 février 1876). Mort curé de Préchacq. Frère de l'ancien supérieur de Buglose et curé de St-Paul-lès-Dax.

Paul Debic (27 octobre 1876 - 28 juin 1878). Né vers 1849 à Maylis.

O. Hontang (15 novembre 1878 - 28 novembre 1879).

G. Gabarra (27 janvier 1880 - 26 novembre 1881). Entré plus tard chez les bénédictins et mort Père abbé de Notre-Dame de la Source à Paris.

Sébastien Mathieu (27 juillet 1881 - 7 octobre 1881). Parti ensuite vicaire de Léon.

Dominique Bellocq (11 avril 1883 - 7 février 1885). Figure déjà comme vicaire sur le resensement de 1881. Ancien curé de Doazit.

Edouard Vergez (28 septembre 1885 - 5 juillet 1889). Né vers 1859, d'Orthevielle ; curé d'Arx et de Cauneille.

Pierre Ducos (30 juin 1890 - 6 juin 1891). Né vers 1862, de Ste-Eulalie de St-Sever. Parti ensuite vicaire de Miramont, puis curé de Dumes, de Mant et de St-Gein. Retiré et mort à Maylis.

Maurice Lahargou (15 juin 1891 - 27 novembre 1891), de Labastide d'Armagnac. Frère de Mgr Lahargou. Venu de Miramont, il partit ensuite curé de Liposthey. Retiré et mort à Buglose.

Charles Castéra (1er janvier 1892 - 28 mars 1896). Né vers 1867, de Mant. Fut ensuite curé de Lauret, de Pimbo et d'Eyres-Moncube.

Cyrille Labeyrie (1er avril 1896 - 12 avril 1896). N'est resté que 15 jours vicaire à Doazit. Voir l'article de Gilbert Desport, "Cyrille Labeyrie, poète et philosophe saint-cricquois", dans l'Echo Saint-Cricquois, no12, octobre 1996.

Emmanuel Dumartin (15 septembre 1896 - 28 janvier 1898). Mort en 1938, curé de Sanguinet.

Jean-Baptiste Lapègue (19 février 1898 - 5 février 1900), de St-Martin de Seignanx. Il fut vicaire de Villeneuve, de Doazit, d'Amou, curé de Gastes, mort curé de Lüe.

Fernand ou Michel Desclaux (15 mai 1900 - 6 juillet 1901). Né vers 1870. Curé de Herré et de Canenx.

Pierre Bordenave (1er août 1901 - 9 août 1906). Né en 1875 à St-Vincent-de-Paul. Curé de Serreslous, de Candresse et de Bénesse-Maremne.

Henri Justin Garralon (14 août 1906 - 12 juillet 1910), de Vielle-Tursan. Curé de Larbey ; mort curé de Vielle-Tursan.

Emile Minjot (13 août 1910 - 23 février 1923). Né en 1883 à Soustons. En 1923 il quitte Doazit étant nommé à la cure de Herré, Créau et Estigarde.

        Emile Minjot fut le dernier des vicaires de Doazit. Sous les ministères des curés Robert et Luquet, ces derniers furent secondés parfois par des prêtres auxilliaires, souvent âgés, que la population désignait comme vicaires, mais qui n'en avaient pas officiellement le titre.


 

Les curés :

Jean Pierre Dubasque curé constitutionnel (ca 1792 - 1800). Déjà vicaire de Doazit avant la Révolution. En 1800 il quitte Doazit pour Mant, où il décède en 1843. Né en 1765 à St-Sever.

Antoine Nalis. Né en 1750 à Grenade-sur-l'Adour. Vicaire de Doazit avant la Révolution, il fut nommé desservant de Doazit à l'époque du Concordat. Décédé le 9 février 1816, âgé de 83 ans.

Jean Dulau (27 août 1816 - 1823). Né à Doazit le 12 juillet 1734. Professeur de réthorique au séminaire d'Aire ; pro-curé de Bahus-Soubiran en 1787, puis desservant de Bahus depuis le Concordat jusqu'en mars 1803 où il fut nommé à St-Loubouer. puis en août 1816 à Doazit. Il donna sa démission en 1823 où à ses infirmités vint se joindre la surdité. Décédé le premier décembre 1827.

Jean-Pascal Priam (1823 - novembre 1846). Ancien vicaire de Doazit. Né vers 1793 à Duhort. Décédé le 2 avril 1847

Dominique Bellocq (1er juin 1847 - 29 octobre 1855). Né vers 1817. Ancien curé de Lourquen. En 1855, il part chez les jésuites de Toulouse. Il reviendra comme vicaire à Doazit en 1881. Décédé en 1885.

Bernard ou Lazare Bellocq (23 novembre 1855 - 6 juin 1890). Né vers 1823 à Coudures. Frère du précédent. Ancien vicaire de Rion, de Hagetmau, puis curé de Boulin (Montsoué) en 1851. Retiré à Buglose, il meurt le 22 janvier 1895.

Vital Brun (10 août 1890 - 23 février 1923). Né en 1839 à Vielle-Adour (65). Professeur au collège d'Aire deux ans avant son ordination. Ordonné en 1865. Curé de Bassercles (1870-1873), de Donzacq (1873-1881), de Saubusse (1881-1890), puis de Doazit : M. le curé Brun est arrivé à Doazit le 6 aout 1890 et a été installé le 10 du même moi*11. En 1923, il démissionne pour raisons de santé et à cause de son grand âge, se retire à Maylis pour y vivre dans la retraite. Il y mourait le 14 juillet 1923.

Arnaud-Lucien Robert (4 mars 1923 - 1956). Missionnaire de N.D. de Buglose, nommé curé de Doazit par Mgr de Cormont en date du 8 janvier 1923. Né en 1875 à Port-de-Lanne.

Charles-Olivier Luquet (1956 - 1er septembre 1996). A partir de septembre 1996, il devient prêtre coopérateur de la paroisse St-Girons-de-Chalosse. Né en 1914 à Bonnegarde.

Noël Duvignau (1er septembre 1996 - ....)


 

        Autres prêtres mentionnés dans les registres de Doazit. En plus des archiprêtres ou curés et des vicaires, d'autres prêtres, dits Prêtres habitués de Doazit, participaient à la vie paroissiale. Ces prêtres ont même un syndic en la personne de Jean de Marsan, scindic des pbres habitués de Doazit, mentionné plusieurs fois dans les registres paroissiaux entre octobre 1701 et mars 1706. De nombreux actes sont signés par des prêtres qui n'ayant plus d'affectation se retirent dans leurs familles doazitiennes, ou par des prêtres qui bien qu'ayant une effectation font des séjours prolongés ou très fréquents à Doazit.

N Marquebieille, prêtre de Doazit (28 juillet 1649 - 27 mars 1650).

Bernard de Peyrous (1653 - 1er avril 1681) ; prêtre habitué au présent lieu ; Décédé au Peyrous le 1er avril 1681, âgé de 47 ans.

Jean de Dezest, prêtre habitué de Doazit (7 août 1654 - 25 juillet 1693) ; dit Jean de Dezest l'ancien (2 février 1684).

autre Jean de Dezest, prêtre de Doazit (15 mars 1682 - 11 mai 1690) ; curé d'Arjuzanx diocèse d'Ax (23 septembre 1693 - 27 mars 1702). de Pédaulès.

autre Jean de Dezest, prêtre habitué de Doazit (7 janvier 1683). Il devient vicaire en 1686.

Jean Dubroca, prêtre habitué de Doazit (25 septembre 1686). Devient vicaire en 1691.

Pierre Barthoüil, prêtre habitué de Doazit (14 mai 1693 - 29 novembre 1695). Il est vicaire depuis 1693. On voit par là que les vicaires sont inclus dans les prêtres habitués, mais ils délaissent généralement cette appellation lorsqu'ils sont pourvus d'une affectation officielle.

Léon Decès, prêtre habitué de Doazit (20 novembre 1702 - 28 novembre 1705). Vicaire depuis 1706.

Pierre Duplantier, prêtre (31 octobre 1681 - 22 novembre 1706) ; prêtre habitué de Doazit (20 novembre 1702 - 2 juin 1705) ; docteur en théologie (19 juin 1705) ; prébendier (31 juillet 1696 - 8 décembre 1702) ; prébendier de Lafargue (27 septembre 1697 - 22 novembre 1706) ; bénéficier (19 juin 1705). Décédé le 22 novembre 1706 au Lèbe.

Jean de Barroilhet, prêtre habitué de Doazit (23 décembre 1692 - 5 mai 1701). Décédé à Mora le 5 mai 1701, âgé de 63 ans.

Thomas-Philibert Decès, étudiant en philisophie (1704) ; prêtre habitué (23 décembre 1710 - 17 avril 1711).

Raimond de Justes, prêtre habitué (13 juillet 1712 - 8 septembre 1712) ; bachelier en théologie (24 juin 1718).

Jean-Baptiste Tachoires (27 avril 1862 - 11 février 1868) ; prêtre habitué dans la paroisse. Décédé le 11 février 1868.

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        Nous pensons par ailleurs rendre service à d'éventuels lecteurs d'autres paroisses dont les archives ont été moins bien conservées, en mentionnant les noms de prêtres qui figurent dans nos registres du XVIIe siècle.

 


1- Archives des Landes H-38 (63).

2- Archives des Landes H-2 (9), no1265, vidimus du 24 avril 1462, du bail à fief d'Arimblés Vieil, du 8 septembre 1328.

3- Plusieurs auteurs, à la suite d'Alain d'Anglade (Les Foix-Candale, Bull. Soc. Borda 1952, p.117), affirment que les seigneurs de la Famille de Foix-Candale étaient inhumés dans l'église du Mus. Ceci est tout-à-fait faux, sauf pour le dernier d'entre eux décédé en 1822, inhumé sous le porche. Tous ses prédécesseurs sont inhumés dans l'église d'Aulès.

4- Cette règle n'est pas toujours respectée ; ainsi deux enfants de Berdoy, nés en 1675 et 1679 ont été baptisés à Maylis, et le vicaire de Doazit n'en est informé qu'en 1682.

5- L'autel privilégié, est l'autel dédié à Notre Dame du Rosaire, dans l'église du bourg, d'après une favaeur accordée par l'évêque d'Aire, en date du 27 novembre 1839.

6- Extrait du registre paroissial intitulé Notices, histoire, usages, faits divers ; p. 11 (Archives du presbytère de Doazit).

7- Mémoires de Jean-Baptiste Barbe, p.28 et 30. Un premier élément de tribune avait été posé 12 ans plus tôt (Registre Paroissial, Notices, Histoire, Usages, Faits divers ; p.9)

8- Procès verbal de Charles IX ; 1572 (Archives des Landes IIF1389), et Relation Véritable, p.535.

9- A. d'Anglade ; Les foix-Candale, p. 99 (d'après archives de la Gironde Roberdeau, 18 septembre 1716)

10- D'après J. Légé, Les diocèses d'Aire et Dax, tome II, p. 338.

11- Livre de raison de Jacques Baptiston Laloubère, de Condérine.